La nouvelle vie de Rama Yade, entre Washington et l’Afrique

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Société
Rama Yade, ancienne secrétaire d'État française aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme.

L’ex-secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy travaille désormais à la Banque mondiale, et sillonne le continent africain pour le compte de l’institution financière internationale.

La semaine dernière, lors de la cérémonie de remise du Ballon d’or africain de football, on pouvait apercevoir Rama Yade à Dakar, sa ville de naissance. Très discrète depuis un an et demi, l’ex-secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy chargée des Affaires étrangères et des droits de l’homme, qui vit depuis six mois à Washington, sillonne désormais le continent africain.

« Je suis en mission pour la Banque mondiale, où je travaille comme consultante sur l’Afrique, sur les questions de sport, de développement social et humain et de handicap, confie-t-elle à Jeune Afrique. Une grande partie de mon travail consiste en des missions de terrain. » « J’ai toujours su que j’allais un jour travailler sur l’Afrique. Quand l’opportunité s’est présentée, j’ai sauté le pas », ajoute-t-elle.

Rama Yade, 42 ans, voulait « associer théorique et pratique », et donne également des cours aux étudiants de première année de Sciences Po Paris. La thématique ? « L’Afrique au centre du monde ». « J’avais envie de servir ce continent d’une manière ou d’une autre et de faire quelque chose d’utile. Cette reconversion n’est pas simplement un changement professionnel, c’est un engagement militant. »

Loin de la vie politique française

« Les chantiers sur le continent africain sont suffisamment nombreux pour m’occuper un sacré moment », développe celle qui ne commente plus la vie politique française, malgré des sollicitations des médias français, et qui ne compte pas redescendre dans l’arène. Sans doute a-t-elle encore en mémoire sa défaite aux législatives, en juin 2017. Elle avait été éliminée dès le premier tour, dans la première circonscription du Loir-et-Cher, avec 5,65 % des voix. Quelques mois plus tôt, elle avait échoué à se présenter à l’élection présidentielle sous les couleurs de son parti, « la France qui ose », faute d’avoir obtenu les parrainages nécessaires.

Depuis, on a aperçu l’éphémère ambassadrice de France à l’Unesco au Niger, le 14 mars 2018. Ce jour-là, elle avait été reçue en audience par Lalla Malika Issoufou, l’épouse du président Mahamadou Issoufou. Le 30 juin dernier, Rama Yade avait aussi fait une intervention lors du rassemblement d’un groupe d’opposition iranien, l’Organisation des Moudjahiddines du peuple iranien (OMPI), à Villepinte (région parisienne). Sa seule allocution publique depuis son échec aux législatives. « Les Iraniennes ont lancé un mouvement irréversible pour le changement en Iran. Elles qui sont les premières victimes d’un régime qui les cible en priorité », avait-elle déclaré à l’époque.

Jeune Afrique

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