Comment savoir si vous êtes touchés par le scandale Facebook Cambridge Analytica

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Cambridge Analytica a pu récupérer les données de millions d'internautes grâce à une application nommée « This is your digital life ». - DHF/ZDS/WENN.COM/SIPA

Facebook permet désormais à ses utilisateurs de vérifier si leurs données personnelles ont été exploitées à leur insu.

Embourbé dans  le scandale Cambridge Analytica , Facebook veut jouer à fond la carte de la transparence. Depuis lundi, et à quelques heures de  l'audition de son PDG Mark Zuckerberg devant les sénateurs américains, le réseau social a mis à disposition de ses utilisateurs un outil leur permettant de savoir si leurs données personnelles ont été exploitées sans leur consentement.

Facebook commence par ailleurs à prévenir directement chaque internaute concerné.

Pour en avoir le coeur net, les utilisateurs doivent se rendre dans le centre d'aide de Facebook, représenté par un point d'interrogation en haut à droite du site. Ensuite, il suffit d'entrer « Comment savoir si mes informations ont été partagées avec Cambridge Analytica ? » dans la barre de recherche pour obtenir une réponse. Il est également possible d'y accéder en se connectant à Facebook avant  de suivre ce lien .

211.000 comptes touchés en France

Le réseau indique alors si vous ou l'un de vos amis avez téléchargé l'application « This is your digital life », un questionnaire de personnalité dont Cambridge Analytica s'est servi pour récupérer les données des utilisateurs  avant de les exploiter à des fins électorales .

Il y a toutefois peu de chance d'être victime du vol de données de Cambridge Analytica. Sur les 2,2 milliards d'utilisateurs revendiqués par Facebook,  87 millions ont été touchés par le scandale . En France, seuls 211.667 comptes sont concernés.

Un mot pour chaque utilisateur touché

Mais pour ces utilisateurs qui ont téléchargé « This is your digital life » et pour leurs contacts, Facebook veut aller plus loin. Le réseau social a commencé lundi à leur adresser un message sur leur fil d'actualité.

Un message personnalisé avec le nom de l'internaute mais au contenu identique : « Nous avons interdit l'application 'This is your digital life', à laquelle un de vos amis s'est connecté via Facebook. Nous l'avons fait parce que l'application a peut-être mal utilisé certaines de vos données Facebook en les partageant avec une société appelée Cambridge Analytica », explique le message, tout en assurant que « dans la plupart des cas », les informations collectées « étaient limitées aux profils publics, aux goûts de page, aux anniversaires et à la ville actuelle » des utilisateurs.

Dans ces messages, le réseau social annonce également aux internautes qu'ils peuvent désormais prendre connaissance des applications rattachées à leur compte pour éventuellement les supprimer.

« Il y a encore beaucoup de travail mais nous sommes déterminés à lutter contre les abus et à vous garantir le contrôle de votre vie privée », conclut le texte. Au final, Ce n'est pas moins de 87 millions de mots d'excuses de ce genre que Facebook va envoyer.

LesEchos.fr

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