Togo: l’opposant Jean-Pierre Fabre, patron de l’ANC, tape du poing sur la table

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Politique
Le leader de l'Alliance nationale pour le changement, Jean-Pierre Fabre

Au Togo, le principal parti d'opposition, l’ANC, devenu un parti extraparlementaire après le boycott des législatives du 20 décembre 2018, dénonce des problèmes lors de l'organisation des élections communales du 30 juin 2019. Un mouvement de colère contre le gouvernement, mais aussi contre certains militants de l'ANC qui n'ont pas respecté les lignes du parti lors de la désignation des maires.

L’Alliance nationale pour le changement est en colère contre le gouvernement, car l’organisation des élections communales, selon elle, n’a été qu’une réédition de « mascarade électorale ». L’ANC cite des exemples comme la modification en pleine campagne du Code électoral et de la loi sur la décentralisation, le 26 juin, alors que le scrutin devrait se dérouler le 30 juin, ou encore en modifiant le découpage électoral le jour même du vote. En somme, l’ANC, qui a présenté 78 listes dans les 117 communes s’en sort avec 138 conseils municipaux, dont 6 maires et 5 adjoints au maire.

Mais le parti est aussi en colère contre ses membres qui n’ont pas respecté les consignes de vote. Ces militants indélicats seront sanctionnés prévient Jean-Pierre Fabre, le président du parti : « Ces membres de l’ANC qui ont voté en faveur d’Unir [parti au pouvoir], s’il s’avère qu’ils l’ont fait après enquête de la commission mise en place, ils seront sanctionnés. »

Ils sont cadres du parti, nouveaux conseillers élus ou encore militants. Ces partisans indélicats encourent des sanctions qui vont de la suspension de réunion, surtout lorsqu’ils sont des cadres du parti, jusqu’à l’exclusion totale.

RFI


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