L'Afrique possède le potentiel le plus élevé en matière d'énergie renouvelable

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L’Afrique possède encore des potentiels inexploités pour booster son économie. Par Gabrielle Nina Mitch

La coopération entre la Chine et l'Afrique a connu des progrès remarquables dans les énergies renouvelables. Selon Le Centre de coopération énergétique Chine-Afrique (CAECC), l'Afrique possède le potentiel le plus élevé en matière d'énergie renouvelable, mais demeure le continent ayant le moins d'accès à l’électricité.

Le CAECC a alors signé un protocole d’accord avec l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables.Les deux parties coopéreront dans la production d’énergie renouvelable en Afrique.

"Les fournisseurs de réseaux intelligents chinois et les principaux fabricants d'énergie renouvelable apporteront un soutien technologique et financier", a déclaré M. SuoYunpeng, directeur adjoint du département de la coopération internationale.

Les projets pilotes comprennent la construction de micro-réseaux dans certains ménages et villages africains, ainsi que la construction d’électricité à grande échelle.
Cette initiative devrait permettre de mieux déployer et distribuer les technologies d'énergie renouvelable en Afrique.

Le protocole d'entente renforce la coopération sino-africaine dans de nombreux domaines. Ce sont des domaines tels que le renforcement des capacités, l'intégration de la technologie à l'intégration du changement climatique dans les processus de développement nationaux.

Actuellement, l'Afrique a une capacité de production installée de ± 145 GW, dont ± 80 GW en Afrique subsaharienne alors que 70% de sa population n’a pas accès à une bonne électricité fiable et stable.


Des bonnes infrastructures, facteur clé pour développer le tourisme

L’avenir du tourisme en Afrique offre un grand potentiel, mais son expansion et son développement dépendent d’une meilleure infrastructure de communication et de transport, notamment d’une connectivité téléphonique et Internet, de liaisons aériennes, de routes et de voies ferrées, ont déclaré des experts en infrastructures.

 En outre, l’Afrique a également besoin d’une infrastructure énergétique durable.

Le potentiel du tourisme africain a souffert et reste encore inexploité en raison de la faiblesse des infrastructures qui devraient soutenir sa croissance, a déclaré David Kajange, responsable des Transports et du Tourisme de la Commission de l'Union africaine.

 M. Kajange a déclaré que Les infrastructure sonttransversales, ajoutant que même dans le tourisme; le manque d'infrastructures de transport adéquates facilitant les connexions empêche sa croissance.

M. Kajange a déclaré que l'Afrique devrait renforcer la construction d'infrastructures touristiques avec tous ses États membres afin d'obtenir de meilleurs résultats en matière de tourisme et son impact significatif sur le développement économique.

«Pour maximiser le potentiel touristique de l’Afrique, des investissements essentiels sont nécessaires dans des secteurs d’infrastructures clés tels que les transports, l’énergie, l’eau et les télécommunications. Il est important qu'au niveau régional, les communautés économiques régionales (CER) élaborent des politiques qui donneront la priorité au développement des infrastructures dans ces secteurs. La nécessité d'harmoniser les politiques continentales et le cadre réglementaire qui se parlent dans ces secteurs spécifiques est primordiale », a déclaré M. Kajange.

Il a également noté que l'Afrique comptait parmi les économies à la croissance la plus rapide, ajoutant qu'il existait d'énormes possibilités et qu'une infrastructure solide et fiable, comprenant de bonnes routes et de bons corridors de transport, était nécessaire pour de meilleures connexions aériennes et un nombre réduit de visas pour  traverser les frontières africaines.

Moctar Yedaly, responsable de la Division de la société de l'information à la Commission de l'Union africaine, a déclaré que la numérisation alimente actuellement tous les secteurs de l'économie, en particulier ceux qui touchent le plus les consommateurs, de l'agriculture à l'éducation en passant par les soins de santé, le commerce électronique et le paiement électronique.

MonsieurYedaly a déclaré que, gardant cela à l'esprit, l'Afrique ne peut pas se permettre d'être à la traîne.

«La numérisation permet l'émergence de nouveaux modèles commerciaux. En ce qui concerne le commerce électronique ou les paiements électroniques et les micros paiements, cela transforme la fourniture de biens et de services et ouvre la voie à l’émergence de nouveaux modèles commerciaux à l’échelle mondiale. L'Afrique ne peut pas se permettre de manquer, nous avons besoin d'une politique menée aux niveaux continental, régional et national qui favorisera et priorisera le développement des infrastructures dans le secteur de la communication », a dit MonsieurYedaly.


L’implication de la femme rurale dans les projets d’infrastructure

La plupart du temps, les femmes sont oubliées lorsqu’un projet d’infrastructure est planifié alors que les femmes rurales sont les moteurs de l’économie rurale, les femmes devraient être impliquées dans les projets de Programme d’Infrastructure pour le Développement en Afrique (PIDA) pour les responsabiliser, mais aussi pour leur permettre de se lancer en affaires, a déclaré Mme Isabelle Ndolo, chargée de programme à Maendeleo YaWanaWake, une organisation de femmes basée au Kenya.

«Lorsque nous planifions un projet, nous devons nous demander quelle incidence ce projet aura sur les hommes et les femmes, quels sont les besoins des femmes avant de présenter un projet, car, comme nous le savons, les femmes et les hommes ont des besoins diffèrent, Et c'est lorsqu'un projet est en mesure de remédier à cette vulnérabilité que nous sommes en mesure de réorganiser les opportunités que les infrastructures peuvent apporter », a-t-elle ditMademeNdolo.

Elle a par ailleurs indiqué que si le projet PIDA prenait en compte les besoins des femmes, les femmes avaient alors la possibilité de participer à des activités de développement, et elles étaient capables de faire du commerce intra-africain, commerce transfrontalier, traditionnellement pratiqué par les femmes.


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