Des infrastructures régionales et intercontinentales pour désenclaver les milieux ruraux en Afrique

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Plus de 200 experts conviés au dialogue politique sur la facilitation de la mise en œuvre du PIDA à Addis Abeba.

Bien que l’Afrique soit l’une des régions à l’urbanisation la plus rapide du monde (3,7% par an), 60% de la population africaine vit actuellement en zone rurale. Même avec le taux actuel d'urbanisation, plus de 40% vivront encore dans les zones rurales d'ici 2050. Mais avec quelles infrastructures ?

Les services d'infrastructure inadéquats et peu fiables sont courants dans la majorité des communautés rurales d'Afrique. Les ménages ruraux n'ont pas accès à l'eau potable, à l'électricité, aux transports fiables ni aux services de communication modernes.

« Comment les infrastructures vont nous permettre de réduire les inégalités, l’Afrique a un taux de croissance le plus élevé du monde, est ce que cette croissance est inclusive ?, l’élément clé pour répondre à cette question de la croissance économique c’est de concevoir et mettre en place des infrastructures qui répondent aux normes » a souligné Cheikh Bedda, Directeur des infrastructures et énergie à l’Union Africaine lors du dialogue politique sur la facilitation de la mise en œuvre du programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) tenu du 19 au 22 Décembre à Addis Abeba.

Plus de 200 experts parties prenantes du PIDA de tout le continent ont été conviés à ce dialogue organisé par le département des infrastructures et de l'énergie des commissions de l'Union africaine pour débattre des questions cruciales liées au renforcement du développement des infrastructures au niveau continental.

Dr Cheick Bedda, directeur des infrastructures et de l'énergie à la Commission de l'Union africaine, a souligné que la réunion était cruciale pour que les parties prenantes du PIDA puissent faire le point et voir ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas en ce qui concerne le PIDA. Il a précisé que le dialogue servirait à valider la deuxième phase du PIDA, qui sera soumise aux chefs d'État lors du sommet de janvier 2021.


« Il est très important d’avoir une vision de la deuxième phase du PIDA qui tient compte de la première phase pour qu’on arrive à faire bénéficier la population et améliorer la vie de la population rurale », a-t-il ajouté.

Selon Monsieur Emmanuel CHISESA représentant de la Banque africaine de développement lors de ces assise, la banque s’engage pour la mise en œuvre du PIDA, ce dernier offrant aux parties prenantes africaines un cadre commun leur permettant de mettre en place les infrastructures nécessaire à une intégration accrue des réseaux de transport, de l’énergie, des TIC et des réseaux d’eau transfrontaliers, susciter la croissance et créer des emplois.

 « La banque est ici pour contribuer aux points de discussion clés en tant que partenaire égal. Comme vous le savez principalement, les questions de financement des activités et des projets reviennent généralement à la banque pour obtenir des conseils et une orientation, étant le principal bailleur de fonds pour le développement au sein du comité » a souligné Emmanuel CHISESA

A l’en croire, un certain nombre de projets du programme PIDA ont enregistré des progrès satisfaisants au cours des phases de préparation du projet et certains ont atteint la clôture financière et la mise en œuvre. Ce sont entre autre : la route à péage Dar es Salaam à Chilanze, le pont routier et ferroviaire Kinshasa-Brazaville, le réseau ferroviaire à grande vitesse et le marché du transport aérien unique en Afrique. Le projet énergétique régional a également progressé. Le réseau d’interconnexion électrique Ethiopie-Soudan ainsi que  Zambie-Tanzanie-Kenya, la centrale hydroélectrique de Batoka ainsi que le projet hydroélectrique d'Inga III.

La banque de développement africaine a, depuis mis au point un nouveau modèle de prestation de services pour rapprocher encore davantage ses services, améliorer l'efficacité et la fourniture des services via les priorités stratégiques à travers les hauts sommets: la lumière et l'énergie, nourrir l'Afrique, intégrer, industrialiser l'Afrique et améliorer la qualité de vie des africains, a-t-il conclut Emmanuel CHISESA, représentant de la BAD.

Etaient également présents, les représentant de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO), le marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA),la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l'autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et  la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) qui jouent un rôle important dans  la préparation et la mise en œuvre des projets PIDA axés sur les défis et les progrès réalisés à ce jour.

Article écrit par Gabrielle Nina Mitch.



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